Deuxième souffle

secondwindTsé, ce genre de feeling agréable quand tu cours, quand tu as l’impression que tu as tout donné, qu’il n’y a plus jus en réserve et que tu frappes le mur. Que ta tête, tes jambes et tes poumons veulent t’abandonner et que, soudainement, tu ressens un regain d’énergie.

J’ai l’impression que je l’ai enfin pogné, mon deuxième souffle. Après deux grosses années difficiles sur plusieurs points, je sens que je peux finalement respirer à nouveau. Je n’ai plus peur de m’embarquer dans des nouveaux projets ou engagements. Je n’ai plus cette foutue retenue, ce pesant, ces angoisses qui m’empêchaient de vivre pleinement. Pendant deux ans, j’ai eu l’impression de subir les évènements de ma vie, maintenant, je sais que c’est moi qui est en charge. Et maudit que ça fait du bien.

Pour 2016, je nous souhaite des papillons ! Ce petit «hiiiiii» intérieur, ce sentiment de vertige qu’on a avant de se garocher dans le vide dans un projet, une idée, un rêve, un voyage. Cet heureux mélange qui dose savamment juste assez de peur et beaucoup de passion. Je nous souhaite de jeter sur notre avenir un regard passionné et ambitieux, le courage de foncer tête baissée pour suivre nos intuitions même les plus folles et repousser nos limites. D’être capable de lâcher prise sur ces choses qu’on arrivera jamais à contrôler quoi qu’il en soit. Soyons authentiques, humbles et un peu fous, de toute façon la vie est trop courte pour se prendre au sérieux.

2016 s’annonce une autre grosse année de changements et de défis. La différence, c’est que cette fois je n’ai pas peur, j’ai des papillons !

Je m’étais souhaité un 2015 plus doux que 2014. Aujourd’hui, je crois que je peux dire mission accomplie.

I hope that in this year to come, you make mistakes.
Because if you are making mistakes, then you are making new things, trying new things, learning, living, pushing yourself, changing yourself, changing your world. You’re doing things you’ve never done before, and more importantly, you’re Doing Something.
So that’s my wish for you, and all of us, and my wish for myself. Make New Mistakes. Make glorious, amazing mistakes. Make mistakes nobody’s ever made before. Don’t freeze, don’t stop, don’t worry that it isn’t good enough, or it isn’t perfect, whatever it is: art, or love, or work or family or life.
Whatever it is you’re scared of doing, Do it.
Make your mistakes, next year and forever.

– Neil Gaiman

Triathlon Duchesnay 2015

(J’ai un peu été prise dans le tourbillon de la rentrée universitaire. Voici donc, avec près de 3 semaines de retard, mon récit du triathlon Duchesnay)

Bon. Ça m’a pris du temps à me décider d’écrire mon récit de course cette fois-ci, simplement parce que je suis encore un peu amère de ma performance…Mais tsé, ça peut pas toujours bien aller. Ça prend des expériences un peu plus rough pour apprendre. Après tout, ce n’était que mon 3e triathlon individuel à vie et mon 2e triathlon sprint.

J’étais moins prête pour Duchesnay que je ne l’étais pour Charlevoix. J’avais été beaucoup plus assidue dans mes entraînements de triathlon au début de l’été et en prime, j’ai été malade au début du mois d’août et ça a complétement cassé mon beat. Je n’essaie pas de me trouver des excuses ici, je suis simplement réaliste. De plus, je n’étais pas dans un mood de course ! L’université venait de recommencer et plusieurs autres choses que le triathlon occupaient mon esprit la semaine précédant le jour J.

Ça s’annonçait être une superbe journée ! Belle température, quoiqu’un peu trop chaud. Plusieurs amis prenaient le départ avec moi et j’avais des supporters de feu qui étaient prêts à s’user les cordes vocales pour m’encourager tout le long du parcours. Party de triathlon ! Le matin même, je n’étais pas nerveuse comme à l’habitude, je dirais même que j’étais presque zen (presque.) ! Je savais que j’étais un peu moins prête cette fois et le fun d’y être avec mes amis a pris le dessus sur l’aspect «compétitif» de ma journée.

Donc, départ de natation où j’avais spotté mon amie Éli qui, habituellement, nage pas mal à mon rythme lorsqu’on s’entraîne en piscine. Je m’accroche donc derrière elle et je garde le rythme jusqu’à la première bouée. Rendu là, j’ai pogné une petite panique de «aaahhhhh ça respire mal, j’ai chaud dans mon wetsuit, y’a ben trop de monde arrêtez de me sacrer des coups de pieds batince». Petit break pour reprendre mes esprits, puis je repars à la brasse pour essayer de me calmer les nerfs un peu (et accessoirement de ne pas me noyer, ça serait ironique venant d’une ex-sauveteur, tsé). Reprise au crawl pour le long dernier stretch du parcours de nage où je rattrape des hommes partis 2 minutes avant nous, yeah c’est bon pour le moral ! Sortie d’eau avec un bref coup d’œil à ma montre : un peu déçue du temps mais pas le temps de niaiser, on passe au vélo !
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La zone de transition est gigantesque, loin du lac et surtout très loin de l’embarquement de vélo. J’ai dû perdre 4min à la première transition, c’est énorme ! Petit boost de la part de ma team de supporters avant d’embarquer sur le vélo. Le parcours consistait en une superbe (not) boucle de 5km à compléter 4 fois. 2.5km de faux plat le vent dans face, puis 2.5 le retour où ça flyait pas mal. Constat : je suis meilleure dans les grosses côtes que sur les longs faux plats. Au moins, on repasse devant la foule à plusieurs reprises, ce qui donne la tape dans le dos nécessaire pour continuer.

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Encore une fois, longue transition vers la dernière étape que je redoute toujours : la course. J’ai du la fractionner en plusieurs portions. Mes quads crampaient encore, le soleil tapait et je me sentais déshydratée, étourdie, finie ben raide. Je me retenais de ne pas finir le parcours en rampant (j’ai un peu d’orgueil tsé). Je me répétais de continuer à avancer, que ce soit à la course ou à la marche rapide. J’ai quand même été capable d’ouvrir un peu la machine et de sprinter le dernier 200m, n’ayant aucune idée où j’ai réussi à me trouver de l’énergie pour ça ! Encore une fois, quel feeling de traverser la ligne d’arrivée d’un triathlon ! La fierté d’avoir terminé et de retrouver mes amis au finish a pris le dessus sur ma déception.

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Live and learn ! Au final, je suis contente de mon expérience car ça m’a permis de mettre le doigt sur ce qui fonctionne moins bien, sur ce que je dois travailler pour l’été prochain. La saison de triathlon est maintenant terminée, il est temps de switcher mes gears et de retourner au focus sur le Crossfit. Rise and shine !

Triathlon de Charlevoix, édition 2015

Maudit que j’aime ça le sport. Mais tsé pas au même titre que quelqu’un déclare «j’aime le melon d’eau». Nenon. Ça se vit, ça se feel. Me suis-tu ? C’est viscéral.

Dimanche dernier, j’ai pris part au Triathlon de Charlevoix pour la deuxième année consécutive. J’y avais participé l’an dernier pour la distance initiation/supersprint et j’ai récidivé en 2015 avec presque le double de la distance, soit un triathlon sprint.

Résumé rapide :

Natation : décevante. Je m’attendais à mieux considérant que c’est la discipline avec laquelle je suis le plus à l’aise.
Vélo : Mieux qu’anticipé, vu la difficulté du parcours et la chaussée mouillée.
Course : Correcte mais sans plus. J’ai dû marcher à quelques reprises en raison d’atroces crampes de quads, sous les regards désolés des spectateurs (haha.)
Mental : Top notch. Très focus et bonne attitude tout le long, ce qui est assez rare dans mon cas lors d’épreuves sportives. D’ordinaire, ça se bat pas mal fort entre les deux oreilles. Mais pas cette fois. J’ai respecté mon game plan.

Overall : Très contente ! Je m’étais donné 1h40 comme objectif pour mon premier sprint et j’ai rentré en 1 :37 :43, yeah.

Le hic, c’est que environ deux semaines avant le jour J, la panique hispanique m’a pogné. J’étais brûlée, j’avais travaillé beaucoup à l’hôpital et j’avais plusieurs heures d’entraînement dans le corps cette semaine là (et ledit corps était scrap, aussi). Mes entraînements spécifiques au triathlon n’allaient pas comme je voulais et j’avais perdu le goût de m’entraîner. Je ne me sentais pas prête du tout, bien que je me savais amplement capable d’accomplir la distance. Mettons que le timing n’était pas idéal. Enfin, quelques journées off m’ont permis de me recentrer et de reprendre mes entraînements dans un meilleur état d’esprit ensuite (pis de me calmer les nerfs batince).

Donc. Lever avant le soleil pour parcourir les 2h de route pour me rendre à St-Aimé-Des-Lacs. Pareil comme l’an passé, la température était glaciale et c’était le déluge, awesome. Heureusement, la pluie a cessé une fois sur place. Le mercure quant à lui n’a pas grimpé. Le fait de connaître les lieux physiques et la disposition de la zone de transition ont été d’une grande aide. J’avais aussi une meilleure organisation de mon matériel. Petite activation avant le départ, puis même pas le temps de stresser qu’on s’est retrouvé à l’eau au son de la sirène de départ. Bien contente d’avoir investi dans un wetsuit parce que l’eau ben frette. Je me suis fait emporter dans le premier peloton de nage, un peu au dessus du pace que je voulais maintenir. À la première bouée, j’ai décidé de ralentir parce que je ne maintiendrais pas ce rythme sur toute la distance. Je me croyais à l’aise dans l’eau, mais les sensations en eau libre avec un départ de masse sont bien différentes de nager en piscine (note to self : plus d’entraînements en eau libre d’ici mon prochain tri). Donc bref, j’ai un peu mal géré ma natation et je suis sortie de l’eau avec 2 minutes de plus à ma montre que ce que je visais. Au moins, je ne suis pas sortie du lac exténuée comme l’an passé.

Transition, hop casque/souliers/lunettes, puis c’est reparti. Le parcours de vélo est assez difficile, c’est une boucle de 10km (x2) et ça grimpe sur les 5 premiers kilomètres. Malgré tout, j’arrive à maintenir une bonne moyenne (pi ben, tout ce qui monte redescend !). Par contre, j’ai cassé solide sur la deuxième montée, je commençais à manquer de jus. Mais tsé, you’re already in pain, you’re already hurt, get a reward from it ! Faqueeeee j’ai poussé en forçant de la face et j’étais bien contente d’arriver à la transition et d’en avoir fini avec le vélo.

La course ! Le bout que je redoutais le plus. Mon entraînement de course n’était pas optimal car j’ai eu une joyeuse fracture de stress de la cheville qui a nécessité une immobilisation pendant un mois, plus tôt cette année (Une blessure de plus dans ma longue liste, forever scrap). Ladite cheville me donne encore du fil à retordre, d’ailleurs. Tout comme mon dos qui va mieux que l’an passé, mais qui rouspète encore au quotidien (c’est de la gestion, ce corps là !) J’ai donc fractionné un peu la course en marchant les points d’eau et les plus grosses côtes. Vers la fin, mes quads ont commencé à cramper, j’avançais donc péniblement en me serrant les dents. J’étais tellement proche du finish, j’étais pas pour arrêter là ! Malgré cela, j’ai réussi à terminer la course dans le temps que je visais.

Bref coup d’œil à ma montre, je vois que je m’apprête à passer le fil d’arrivée sous le temps que je visais. J’ai utilisé l’énergie qui me restait pour accélérer jusqu’à la ligne (ayoye mes quads Sainte-Bénite). Quel feeling !!! Soulagement et fierté, j’ai traversé l’arche le poing en l’air avec un immense sourire au visage sous les encouragements de la foule…. en pensant déjà à mon prochain triathlon !

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Ce qui me marque le plus de toute cette expérience, c’est les encouragements que j’ai reçus. Amis, collègues de travail, famille. Un petit mot, un texto, un message sur Facebook. Je me suis sentie incroyablement supportée et pourtant, je suis loin d’être élite ou un espoir de médaille ! Merci à tous. Next stop : triathlon Duchesnay le 5 septembre prochain !

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Bravo mon amie pour ta course !

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Meilleur numéro ever.

Longue vie au sport !

Vie d’asperge > vie de patate.

Crise de la vingtaine.

tyjParfois je trouve juste que toute va trop vite. Oui, toute. De kessé 22 ans, un diplôme en soins infirmiers en poche pi la moitié d’un bac de fait ? Comment je suis sensée bien gérer ça, devenir une adulte moi ? Y’a pas (encore) de guide Être un jeune adulte, pour les nuls.

Je te vois déjà, toi l’adulte plus vieux qui lit ceci en roulant les yeux pi qui se dit ‘’T’as rien vu à 20 ans, fille’’. Bin arrête. Parce que, ossetie, toi aussi t’es passé par là.

J’ai l’impression de revivre une crise d’adolescence. Ou plutôt de vivre celle que je n’ai jamais vraiment eue, j’sais pas. Se chercher, pas toujours être certain de ton choix de carrière, de tes choix de vie, te questionner (beaucoup trop) sur l’avenir, sur le toé du futur, te remettre (encore une fois beaucoup trop) en question. Être irrité par des gens beiges parce que toi, t’es encore fluo et tu comptes bien le rester. Crise d’identité, conflits de valeurs pi toute. C’est comme une espèce de période où tout est sujet à ambivalence. Vouloir la liberté, mais trouver que beaucoup de responsabilités arrivent en même temps. Avoir (souvent) hâte de quitter la maison, mais s’y trouver bien aussi des fois. Avoir hâte de finir ses études, mais freaker à la simple idée d’entreprendre sa vie professionnelle. Bref, what-the-fuck vieillir.

C’est aussi se mettre énormément de pression et oublier que tu ne peux pas devenir hot-PDG-président-propriétaire-chef-maître-du-monde du jour au lendemain. L’échelle, elle est là. Pi oui, tu commences en bas, malgré toi pi toutes tes grandes ambitions. Devoir réévaluer les idéaux et les repères que tu t’étais naïvement fixés il y a quelques temps. Se retrouver devant un genre de vide qui donne le vertige. Le fucking néant. On ne se le cachera pas, ça te travaille la capacité d’adaptation su’ un moyen temps.

Je sais pas trop comment faut prendre ça, une crise de la vingtaine. Je sais juste que pour l’instant, je vais prendre ça un jour à la fois, pi que c’est bin correct d’être mêlé des fois.

15.2 is ….14.2 

IMG_0648-0Après une première semaine des Open déjà un peu difficile sur mon moral, voilà qu’ils décident de faire un repeat de l’épreuve 14.2 de l’an passé. Fallait s’attendre à ce qu’ils remettent un WOD déjà fait lors des années passées. Pi évidemment, fallait que ça tombe sur celui pendant lequel je me suis blessée quasi exactement il y a un an. Toute suite quand je l’ai su, ma gorge s’est nouée et mon petit cerveau roi de l’anxiété s’est emballé. Le lendemain, je suis allée encourager les athlètes qui le faisait cette journée la. Ma tête voulait rien savoir, je ne voulais pas le faire pentoute. Bloquée ben raide. Je devais le faire le lendemain selon mon horaire d’entraînement. Je suis allée voir ma physio pour avoir quelques conseils, ses bons mots m’ont remis un peu en confiance…mais on savait pertinemment que ça se passerait entre les deux oreilles plus que d’autre chose.

Jour J. Warm-up, ça va, mais il faut que je me parle fort, ben ben fort par en dedans pour pas m’en aller et tout sacrer là. En loadant ma barre, c’était juste trop. La tension montait et les larmes aussi. C’est con en fait. Car ce n’était pas la première fois que je refaisais des chest to bar pull ups ni même des overhead squats. C’est le contexte qui était juste too much. Ma partner d’entraînement est venue en support moral, yeah. Après un petit pep talk de quelques personnes, les yeux dans l’eau et le cœur dans la gorge, faut bien se lancer. GO, Sainte-Benite.

Je l’ai fait. J’ai eu des flash backs tout le long. Pi j’ai pleuré. De peur et de rage. Pi c’correct au fond. Fallait l’exorciser ce petit démon la, ce mauvais souvenir d’une pas pire épreuve que la vie m’a balancé en pleine face. Mon score ne m’importait aujourd’hui. Ce qui comptait, c’était de briser la glace et de le faire malgré la peur qui m’habitait. Physiquement, ça a bien été. C’est mentalement que ça a été toute une game. Je peux pas dire que je tourne la page sur ma blessure puisque ça fait encore beaucoup trop partie de mon quotidien pour ça. Mais je peux dire haut et fort : TEN TOÉ maudit dosscrapdemarde. 

Je vais le prendre comme une pratique celui là et le refaire lundi avec certainement un meilleur mindset. Question d’aller me chercher quelques reps de plus, idéalement sans pleurer cette fois (parce que pleurer et essayer de respirer en même temps c’est pas super évident !)

Feel the fear, then do it ANYWAY!

CFG Open 2015 et états d’âme

cfgopenHipelaye, ça faisait longtemps que j’avais rien écrit ici. L’affaire c’est que conciliation TOUTE pi forever dans le jus. Pi ça, ça chire des fois, han. Faque on priorise et on essaye de survivre.

Encore cette année, je participe aux Crossfit Games Open. L’an passé, j’ai dû me retirer de la compétition car je me suis blessée à la deuxième semaine. Je m’étais donc inscrite cette année dans un espèce d’esprit de redemption, de «tin toé le dos scrap». Pas de pression, juste pouvoir constater le chemin parcouru depuis le fâcheux incident. D’ailleurs, ça va faire 1 an pile poil le 10 mars.

* Insérez ici un long, très long soupir *

Well, cette mentalité là c’était avant de faire le premier WOD. Me voilà en train de ventiler par écrit, les yeux pleins d’eau après avoir soumis mon score. C’est con. Je sais pertinemment que je ne vais pas aux régionaux, c’est même pas mon objectif d’ailleurs. Y’a pas de millions à gagner non plus. Je le fais pour moi, pour ME dépasser.

Oui, c’est bien beau regarder d’où je suis partie depuis l’explosion de dos et où je suis rendue pi blablabla, mais reste que c’est un peu enrageant de voir que malgré les quelques 9-10 heures par semaine que je passe à m’entraîner, à ramasser mon sac de sport après 9h à me fendre le cerveau à l’école et à sortir à fucking -30 degrés pour aller au gym, je ne sois pas encore revenue à ma forme pré blessure et à performer mieux que ça. Oui, je lève plus lourd, mais mon cardio est pas top et mon endurance non plus. Et surtout, pas toujours facile gérer la douleur et connaître ses limites, parce que oui, j’ai encore mal. À tous les jours. Peu importe si je me repose ou si je bouge.

Mauvaise passe ? Peut-être. Mauvaise attitude ? Y’a de ça, aussi. Mais bon, on peut pas TOUJOURS être ultra positif pi optimiste pi toute. Après tout, je sais que je fais mon possible pour essayer de concilier sports-études-travail-la vie-toute. Sauf que j’ai pas toujours l’impression que c’est assez. That I am enough. (Batince que ça se dit pas en français ça) Encore la maudite pression, on s’en sort pas.

Il reste 4 semaines aux Open. On se retrousse les manches, on continue. Et après, on évalue ce qui ne marche pas et on y travaille. Plus fort.

Enweille la grosse.

2014 : it’s a wrap !

Dans la catégorie «Y’était temps qu’à finisse celle-là» je crois que 2014 remporte la palme d’or.

Je me sens un peu hangover de mon année. Syndrome du 31 décembre j’imagine. Un peu amère, nostalgique ou déçue ? En fait j’ai du mal à identifier le sentiment exact, mais ce n’est pas important. L’heure est au lâcher prise et au changement d’état d’esprit. Même si j’aurais parfois envie de tout vouloir effacer et de recommencer à zéro. Ou pas, car je sais certainement qu’avec du recul je me rendrai compte que ces difficultés auront contribué à me rendre plus forte, plus mature ou peut-être même un peu plus sage. Je termine quand même l’année avec un sourire empreint de fierté étampé au visage.

Au Bye Bye 2013, Louis-José Houde nous invitait à ‘’provoquer ‘14’’. J’ai pourtant plutôt eu l’impression que c’est ’14 qui m’a provoqué, bien malgré moi. Je n’ai pas envie de faire une classique rétrospective de mon année. J’ai envie d’avancer, de regarder vers l’avant. De ne pas avoir peur de ces défis qui m’attendent en 2015. De me concentrer sur le bon et le positif et de me servir des obstacles rencontrés comme une manière de me pousser à aller plus loin.

C’est une mauvaise année, pas une mauvaise vie. On se fâche, on se relève et on attaque à nouveau.

Je nous souhaite passion et ambition, car c’est avec ces deux forces combinées qu’on peut accomplir même ce qui nous a déjà semblé impossible. Je nous souhaite de donner notre meilleur, de repousser nos limites et de challenger nos peurs. De saisir toutes les occasions possibles. De trouver du beau dans le simple, dans l’ordinaire. De la conscience aussi. Celle de l’instant présent, du ressenti, du vécu dans le drette là. Du zen, du fluo, du awesome, de l’optimisme. De montrer gratitude et humilité. D’avoir le courage de crier si ça ne va plus, ou de le faire pour quelqu’un qui n’en a plus la force. Un peu de folie. D’apprendre et de s’ouvrir encore un peu plus à ce qui nous entoure. D’aimer.

Et sur une note plus personnelle, je me souhaite un 2015 un peu plus doux que 2014.